I-  Persévérons dans la vie de notre Église locale


Introduction

Que se passerait-il si les membres de mon corps en étaient détachés ? Chaque membre ainsi séparé ne servirait plus à rien. Le corps ainsi disloqué serait voué à la mort.
Le corps bien assemblé maintient en vie chacun de ses membres et peut remplir toutes les fonctions auxquelles il est destiné.
Les rachetés de Dieu par Christ forment un seul corps :
1 Co 12.13 Nous avons tous, en effet, été baptisés dans un seul Esprit, pour former un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres, et nous avons tous été abreuvés d’un seul esprit.
14 Ainsi le corps n’est pas un seul membre, mais il est formé de plusieurs membres.
L’Église est le rassemblement, ou la communauté de ceux qui sont appelés à se séparer de l’état d’esprit du monde afin de vivre pour Dieu dans la vérité.
Contrairement aux membres du corps physique, les baptisés dans un seul Esprit formant un seul corps ne sont pas rattachés physiquement les uns aux autres.
Comment donc peuvent-ils former un seul corps ?
Avez-vous déjà vu défiler un corps d’armée ? Les hommes sont regroupés, marchent au même pas, vont dans la même direction sous les ordres d’un même chef. Ce corps d’armée a une spécificité militaire. Les hommes de ce corps s’entraînent ensemble, sont opérationnels ensembles pour une même fonction. Ils passent beaucoup de temps ensemble suivant un programme bien défini.
Ainsi, si Dieu a rassemblé ses rachetés en un seul corps, l’Église, qu’il a placée sous l’autorité de Christ, il en a aussi prévu le programme de vie.
Quel est donc ce programme ?
Ceux qui acceptèrent sa parole furent baptisés ; et, en ce jour-là, le nombre des disciples augmenta d’environ trois mille âmes. Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières Ac 2.41, 42.
Voyons pourquoi nous avons à persévérer dans le programme de la vie d’Église locale 1) Perseverons dans l’enseignement des Apôtres

Les premiers disciples persévéraient dans l’enseignement des apôtres. (Ac 2.42)
1a) Pour croître harmonieusement. Quel était l’enseignement des apôtres ?
Les apôtres ont réalisé les écrits du N.T. car Jésus n’a laissé aucun écrit.
Apôtres
Matthieu (Évangile), Jean (Évangile, épîtres, Apocalypse), Pierre (épîtres), Paul (apôtre par révélation) (Épîtres)

Non-apôtres
Marc (Évangile) aurait écrit sous la dictée de Pierre

Luc (Évangile) a fait des recherches exactes auprès des témoins de Christ depuis le commencement de son ministère et qui sont devenus ministres de Christ (donc les apôtres)

Jude (Épître) le frère du Seigneur

Jacques (Épître) le frère du Seigneur
Cet enseignement est consigné dans notre Bible, spécialement dans le Nouveau Testament. L’A.T. annonce Christ, le N.T. l’accueille, le proclame et annonce son retour. Ainsi l’A.T. est la base du N.T., il faut donc également le connaître, car toute Écriture est inspirée de Dieu et utile ... pour que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre. (2 Tm 3.16, 17)
Nous avons besoin de connaître tout le conseil de Dieu :
pour croître harmonieusement vers la stature parfaite de Christ (Ép 4.13) et ne pas être des enfants flottants et emportés à tout vent de doctrine par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction (14)

S’il y a négligence, nous sommes accessibles à toutes les séductions des différentes sectes qui sont dans l’erreur et qui prétendent combler les lacunes de l’Église.
Tout le conseil de Dieu comprend tous les aspects de la révélation divine :

L’inspiration et l’autorité des Écritures – la Trinité avec la fonction de chacune de ses personnes : le Père, le Fils et le Saint-Esprit – le ministère des anges – les ruses du diable – la chute de l’homme – les dimensions du salut – le rôle de l’Église – les principes de sanctification – le contenu de notre espérance – les événements futurs.
Persévérons dans tout le conseil de Dieu, l’Écriture, afin qu’elle réforme toutes nos conceptions et pensées pour croître harmonieusement vers la stature parfaite de Christ et pour être protégés des fausses doctrines. Nous serons alors aptes à toute bonne œuvre.
Alors se présentent à nous deux possibilités pour persévérer dans l’enseignement des apôtres (l’étude de toute la Parole de Dieu) :
- personnellement et/ou en groupe au sein de l’Église locale.

Une question se pose alors: faut-il persévérer dans l’étude de la Parole de Dieu, seul ou en groupe ou des deux façons ?

Nous verrons d’abord ce qu’il en coûte d’étudier la parole de Dieu :
Lorsque nous abordons pour la première fois la Parole de Dieu, nous sommes encouragés par les perles que nous y trouvons et qui touchent notre cœur. Nous découvrons Dieu dans sa nature, ses plans, nous sommes poussés à l’adorer, à réformer nos pensées, nos attitudes.
Donc nous avons besoin de persévérance
Si dans la nature Dieu fait croître, l’homme doit cependant se rendre à son travail pour cultiver la terre, semer, arroser si nécessaire et récolter. Il en est de même dans le travail spirituel : Il faut persévérer pour obtenir des fruits.
La Bible est comme un trésor caché. Elle découvre ses richesses à ceux qui persévèrent dans l’effort nécessaire pour les trouver.
Si nous voulons que notre Bible devienne une source de bénédictions pour nous et notre entourage :
Consacrons lui le meilleur de notre temps libre et toutes nos capacités intellectuelles à son étude
et à la mise en pratique de ce que nous aurons découvert.
Salomon avertit son fils : Pr 1.1-5 « Mon fils, si tu reçois mes paroles, Et si tu gardes avec toi mes préceptes,
Si tu rends ton oreille attentive à la sagesse, Et si tu inclines ton cœur à l’intelligence; Oui, si tu appelles la sagesse, Et si tu élèves ta voix vers l’intelligence, Si tu la cherches comme l’argent, Si tu la poursuis comme un trésor, Alors tu comprendras la crainte de l’Éternel, Et tu trouveras la connaissance de Dieu. »
Paul exhorte Timothée : 1 Tm 4.13-16 «  Jusqu’à ce que je vienne, applique-toi à la lecture, à l’exhortation, à l’enseignement. Ne néglige pas le don qui est en toi, et qui t’a été donnée par prophétie avec l’imposition des mains de l’assemblée des anciens. Occupe-toi de ces choses, donne-toi tout entier à elles, afin que tes progrès soient évidents pour tous. Veille sur toi-même et sur ton enseignement ; persévère dans ces choses, car, en agissant ainsi, tu te sauveras toi-même, et tu sauveras ceux qui t’écoutent. »
Ex : les serviteurs que Dieu utilise sont des étudiants de la Bible
    •    -  nos pères dans la foi
    •    -  Mary Jones et sa Bible
    •    -  William Carey
    •    -  Alfred Kuen et ses amis
Et nous aujourd’hui nous n’avons pas d’excuse pour ne pas étudier : nous pouvons posséder Bibles, concordance, livres d’études. Nous pouvons suivre des cours par correspondance, faire des recherches (par Internet), etc.
Et même si nous ne possédions que la Bible, en la lisant, la méditant, l’apprenant, nous puisons à la source pure d’eau vive, pour être imprégné de sa pensée et transformé à l’image de son auteur Christ.
L’étude personnelle est donc possible et à la portée de chacun.
Elle est souhaitable et même recommandée. Nous retenons ce que nous apprenons par nous-mêmes.
S’il en est ainsi : Pouvons-nous nous dispenser des enseignements de l’Église ?
Voyons le rôle de Philippe auprès de l’Éthiopien :
Ac 8.26-31 « Un ange du Seigneur, s’adressant à Philippe, lui dit: Lève-toi, et va du côté du midi, sur le chemin qui descend de Jérusalem à Gaza, celui qui est désert. Il se leva, et partit. Et voici, un Éthiopien, un eunuque, ministre de Candace, reine d’Éthiopie, et surintendant de tous ses trésors, venu à Jérusalem pour adorer, s’en retournait, assis sur son char, et lisait le prophète Ésaïe.nL’Esprit dit à Philippe : Avance, et approche-toi de ce char. Philippe accourut, et entendit l’Éthiopien qui lisait le prophète Ésaïe. Il lui dit : Comprends-tu ce que tu lis ? Il répondit: Comment le pourrais-je, si quelqu’un ne me guide ? Et il invita Philippe à monter et à s’asseoir avec lui.
Notre étude personnelle a des limites : celles de nos incompréhensions. Nous risquons donc de laisser de côté ce qui nous est difficile. Mais nous avons besoin de connaître toute l’Écriture pour parvenir à la maturité. Nous avons donc besoin d’aide.
C’est alors que :
Dieu a donné à l’Église des hommes chargés de transmettre et expliquer sa Parole pour la croissance de ses enfants (Ép 4.11-13)
- Comment parviendrons-nous à cette maturité si nous négligeons l’enseignement de l’Église ?
- Seul nous n’y parviendrons qu’en partie, car l’enseignement des apôtres était oral, collectif, mutuel et pratique.
Prions pour que Dieu donne à son Église des enseignants :

Paul exhorte Timothée dans ce sens : dans 1 Tm 4, pour protéger l’Église des faux docteurs, il l’encourage : 
1 Tm 4.13-16 « Jusqu’à ce que je vienne, applique-toi à la lecture, à l’exhortation, à l’enseignement. Ne néglige pas le don qui est en toi, et qui t’a été donnée par prophétie avec l’imposition des mains de l’assemblée des anciens.Occupe-toi de ces choses, donne-toi tout entier à elles, afin que tes progrès soient évidents pour tous.
Veille sur toi-même et sur ton enseignement; persévère dans ces choses, car, en agissant ainsi, tu te sauveras toi-même, et tu sauveras ceux qui t’écoutent. »
Jacques 3.1 : 1 Mes frères, qu’il n’y ait pas parmi vous un grand nombre de personnes qui se mettent à enseigner, car vous savez que nous serons jugés plus sévèrement.

L’enseignement dans l’Église locale (Caractéristiques)

a) L’enseignement oral de l’Église surpasse l’enseignement écrit
    •    par sa valeur affective, car la personne de l’orateur, la tonalité de sa voix, ses gestes inscrivent ses pensées en nous et en facilitent l’assimilation et la mémorisation ;
    •    plus assimilable parce que mieux concentré, plus vivant et mieux adapté au milieu auquel il s’adresse.
b) L’enseignement collectif de l’Église surpasse l’enseignement individuel
Car en vivant ensemble, nous apprenons une manière nouvelle de nous comporter (être et agir). Nous apprenons en vue d’un amour pratique parfait.
c) L’enseignement mutuel dans l’Église se fait le plus souvent par l’exemple vécu. «Instruisez-vous, exhortez-vous, édifiez-vous les uns les autres... avertissez ceux qui vivent dans le désordre... »
« quelqu’un a-t-il une instruction, une révélation »
d) L’enseignement dans l’Église locale est pratique car l’Église locale est une école de service. Car au cours de l’enseignement, le chrétien normal éprouve le désir de servir son maître. Elle lui offrira alors le meilleur terrain pour s’exercer progressivement à accomplir une œuvre féconde et durable.
l’Église locale est un chantier dans lequel, les serviteurs travaillent en équipe, bien coordonnée, se partageant le travail. (1 Co 12.19-26)
Ex :Jésus et les apôtres passaient beaucoup de temps à enseigner.
Pour continuer à s’ «appliquer à la prière et au ministère de la Parole » les apôtres font nommer des diacres pour assurer les services pratiques dans l’Église de Jérusalem (Ac 6.1-7).
Dans l’Église personne n’est appelé à travailler en franc-tireur, mais dans la dépendance et sous le contrôle de la communauté locale.
Ex. :L’apôtre Pierre vit au sein de l’Église de Jérusalem et agit en communion avec elle. Lorsqu’il est emprisonné, cette Église intercède pour lui (Ac 12.5).
- L’apôtre Jean également. En sortant de prison avec Pierre, ils retournent vers les leurs (Ac 4.23). Ils sont envoyés en Samarie par l’Église de Jérusalem (Ac 8.14).
- De même pour l’apôtre Paul. Il est envoyé en mission par l’Église d’Antioche vers laquelle il revient et rend compte. (Ac 13.1-4 ; 14.26-28)
- Toute l’activité de Paul tendait à la fondation d’Églises (Ac 14.21-23 ; 15.36). Ses disciples ont été formés suivant les mêmes principes. (1 Tm .3.15 ; 4.14 ; Tt 1.5- 6)

Conclusion :
Persévérons dans l’Etude de la Parole de Dieu...
Personnellement
En venant aux études bibliques
Consacrons lui notre temps libre, et nos meilleures facultés intellectuelles. Pour croître harmonieusement et être utilisé par Dieu dans l’Église locale. Prions pour qu’un bon enseignement soit assuré dans l’Église, que Dieu encourage ceux qui enseignent et en suscite d’autres. 



II-  Persévérer dans la communion fraternelle

Introduction

Ps 133.1-3 Voici, oh ! qu’il est agréable, qu’il est doux pour des frères de demeurer ensemble ! - ... Car c’est là que l’Éternel envoie la bénédiction, la vie, pour l’éternité.
L’Église est le rassemblement, ou la communauté, de ceux qui sont appelés à se séparer de l’état d’esprit du monde afin de vivre pour Dieu dans la vérité.
Dieu réunit ceux qui lui appartiennent et leur permet de vivre paisiblement dans une communion qu’il veut faire tendre à la perfection comme celle qui demeure éternellement entre le Père et son Fils unique, « Christ ». 
Jn 17.21 «  ... que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous. »
Le croyant, qui s’est séparé du péché et a été racheté par Christ, recherche la communion des autres rachetés animés par l’Esprit de Dieu. C’est un fruit (1 Jn 5.1) et un signe (3.14) de la nouvelle naissance. Car ayant Dieu comme Père (Jn 1.12) nous devenons frères les uns pour les autres.
C’est ainsi que dès le début de l’Église, les premiers chrétiens « persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières. La crainte s’emparait de chacun, et il se faisait beaucoup de prodiges et de miracles par les apôtres. Tous ceux qui croyaient étaient dans le même lieu, et ils avaient tout en commun. Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, et ils en partageaient le produit entre tous, selon les besoins de chacun. Ils étaient chaque jour tous ensemble assidus au temple, ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de coeur, louant Dieu, et trouvant grâce auprès de tout le peuple. Et le Seigneur ajoutait chaque jour à l’Église ceux qui étaient sauvés. » Ac 2.42-47
Il doit en être de même aujourd’hui encore.
Après avoir vu l’aspect de la persévérance dans l’enseignement des apôtres, examinons l’aspect de la persévérance dans la communion fraternelle. 

Voyons les bienfaits de la communion fraternelle dans l’Église locale

1-Persévérons dans la communion fraternelle
car elle permet : l’exercice de l’AMOUR pour l’édification dans l’AMOUR jusqu’à la stature parfaite de Christ de chaque croyant. (voir Ép 4)

Pour atteindre ce but, Dieu a prévu l’Église locale. C’est ainsi que l’Église réalise sa vocation essentielle en édifiant chaque croyant. (Ép 4.7-16)
Cette édification se fait sur Christ. Elle a donc pour base sa Parole : toute l’Écriture (la Bible). D’où la nécessité de persévérer dans l’enseignement de la Bible, ce que faisaient les premiers disciples. Puis ils persévéraient dans la communion fraternelle.
Car la communion fraternelle permet la mise en pratique de l’enseignement. Ainsi Il y a édification mutuelle des membres les uns par les autres selon les dons de chacun.

Le Nouveau Testament nous donne une longue liste des différentes fonctions spirituelles des membres entre eux.
-s’exhorter, Hé 3.13 « Mais exhortez-vous les uns les autres chaque jour, ... afin qu’aucun de vous ne s’endurcisse par la séduction du péché » Col 3.16 « Que la parole de Christ demeure en vous dans toute sa richesse; instruisez- vous et exhortez-vous les uns les autres en toute sagesse, par des psaumes, par des hymnes, par des cantiques spirituels, chantant à Dieu dans vos coeurs en vertu de la grâce. »
- s’encourager, Ac 15.30, 31 « Eux donc, ayant pris congé de l’Église, allèrent à Antioche, où ils remirent la lettre à la multitude assemblée. Après l’avoir lue, les frères furent réjouis de l’encouragement qu’elle leur apportait. » (Problème de la circoncision)
- consoler, 2 Co 1.3, 4 « Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toutes nos afflictions, afin que par la consolation dont nous sommes l’objet de la part de Dieu, nous puissions consoler ceux qui se trouvent dans l’affliction ! »
- se pardonner
- réconcilier, 2 Co 5.18-20 « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle création. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. Et tout cela vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Christ, et qui nous a donné le ministère de la réconciliation. Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même en n’imputant point aux hommes leurs offenses, et il a mis en nous la parole de la réconciliation. Nous faisons donc les fonctions d’ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous ; nous vous en supplions au nom de Christ : Soyez réconciliés avec Dieu ! »
Ainsi nous pouvons réconcilier notre frère avec Dieu et son prochain : Ga 6.1-2 « Frères, si un homme vient à être surpris en faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que tu ne sois aussi tenté. Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ. »
- avertir,
- convaincre, 2 Tm 3.16, 17 
- corriger,  « Mieux vaut une réprimande ouverte qu’une amitié cachée » Pr 27.5 « Les blessures d’un ami prouvent sa fidélité. Celui qui flatte son prochain tend un filet sous ses pas. » Pr 29.5 Celui qui rejette la correction méprise son âme, mais celui qui écoute la réprimande acquiert la sagesse. Pr 15.32
- enseigner, 
- instruire, 
- aider, 
- recommander, 1 Tm 1.18, 19a « La recommandation que je t’adresse, Timothée, mon enfant, selon les prophéties faites précédemment à ton sujet, c’est que, d’après elles, tu combattes le bon combat, en gardant la foi et une bonne conscience. »
- donner un avis, (1 Co 7.21 au sujet du mariage ; 2 Co 8.10 au sujet du soutien) 
- faire avancer, Ph 1.25 « Je resterai avec vous pour votre avancement et votre joie dans la foi. » 
- veiller ... Hé 10.24-25 « Veillons les uns sur les autres, pour nous exciter à l’amour et aux bonnes oeuvres. N’abandonnons pas notre assemblée, comme c’est la coutume de quelques-uns; mais exhortons-nous réciproquement, et cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour. »
- Être un modèle, 1 Th 1.6, 7 « Et vous-mêmes, vous avez été mes imitateurs et ceux du Seigneur, en recevant la parole au milieu de beaucoup d’afflictions, avec la joie du Saint-Esprit, en sorte que vous êtes devenus un modèle pour tous les croyants de la Macédoine et de l’Achaïe. »
Le but de ces relations mutuelles si diverses est notre progression dans tous les domaines, en faisant appel à :
    •    notre intelligence (instruire, avertir, enseigner)
    •    nos sentiments  (consoler, réconforter)
    •    notre volonté (exhorter, stimuler, encourager)
 Nous sommes responsables les uns des autres.
1 Jn 3.16 « Nous avons connu l’amour, en ce qu’il a donné sa vie pour nous ; nous aussi, nous devons donner notre vie pour les frères. »
Persévérons dans la communion fraternelle au sein de notre Église locale car elle est indispensable à notre édification dans l’amour jusqu’à la stature parfaite de Christ.

2-Voyons comment perseverer dans l’amour fraternelle

    •    En nous rassemblant pour louer, adorer Dieu et être enseigné
    •    En se parlant pour se connaître, se comprendre et s’aimer. Nous n’ouvrons le sanctuaire de notre vie intérieure qu’à ceux qui ont su gagner noter confiance.
    •    Se voir dans un cadre proche de la vie quotidienne afin de briser les barrières sociales, culturelles pour établir une vraie communion fraternelle (inviter chez soi, faire des études bibliques dans les foyers etc.)
    •    Entraidons-nous
Aide matérielle réciproque
Hé 13.16 «  ... n’oubliez pas la bienfaisance et la libéralité, car c’est à de tels sacrifices que Dieu prend plaisir »
Exemples :
• Collecte en faveur des saints de Jérusalem qui sont dans la pauvreté (Rm 15.26 ; 2 Co 8.4 ; 9.13)
• Les Philippiens soutiennent Paul dans sa détresse (Ph 4.14, 15)
Travaillons ensemble dans les différentes tâches de l’Église

• Le Seigneur a envoyé ses disciples par équipe de deux
• L’Église d’Antioche envoie Paul et Barnabas en mission pour fonder des Églises. (Ac 13.1-5)
Rechercher ensemble la volonté de Dieu
Partager les fardeaux
ex : Selon « Portes ouvertes » : Un pasteur en Inde, harcelé d’illégalité par la police prie avec un ancien qui lui conseille de rechercher le dialogue avec la police. Ce qui fut fait, et depuis la police laisse la paix à l’Église.
Par prudence, évitons de nous retrouver seul avec une personne de sexe opposé, Persévérons dans la communion fraternelle

1) En nous rassemblant pour louer, adorer Dieu et être enseigné
2) en nous parlant pour se connaître, se comprendre et s’aimer
3) Se voyant dans le cadre personnel de notre vie quotidienne (maison, foyer)
4) En s’entraidant matériellement
5) En travaillant ensemble

3-Voyons pourquoi perseverer dans l’amour fraternelle dans l’eglise locale mais pas dans un autre organisme

Nous pouvons trouver différentes associations et œuvres chrétiennes au sein desquelles nous pouvons vivre une communion avec leurs membres.
Mais cette communion n’est pas complète. Car elle est souvent périodique, avec un groupe de personnes poursuivant les intérêts de l’œuvre ou de l’association.
Seule l’Église locale est aussi complète et variée pour répondre au besoin de communion fraternelle.
Dans l’Église locale, il y a généralement un groupe varié de personnes :
- des hommes, des femmes, des enfants, des aînés
- des nouveaux convertis, et des chrétiens affermis, des forts, des faibles - des tempéraments mystiques ou actifs
- des intellectuels, des manuels 
- des riches et des pauvres
- des personnes de différentes nationalités et races
Par les arrières plans culturels, religieux et toutes les autres différences, nous pouvons découvrir les richesses infiniment variées de la grâce de Dieu.
Jc 1.9.10 « Que le frère de condition humble se glorifie de son élévation. Que le riche, au contraire se glorifie de son humiliation. »
Nous avons à cultiver la communion fraternelle avec chacun sans exclusivité. Chacun d’eux à quelque chose à nous apporter et à nous apprendre par sa conception de la vie chrétienne, ses expériences.
Ainsi nous approfondissons notre connaissance de l’homme et du plan de Dieu Nous apprenons mieux à distinguer entre ce qui est essentiel et permanent et ce qui est particulier à un groupe social, ethnique ou dénominationnel.
C’est alors que nous éviterons d’imposer à tous ce qui est propre à une personne ou à un groupe
Dans l’épître aux Romains 14.1 à 15.7, l’apôtre Paul traite de ce sujet des différences de point de vue sur la nourriture, les jours de fête.
Aujourd’hui parmi nous les différences de point de vue portent...
- sur la manière de prendre la cène (coupe unique ou plusieurs pour une question de symbole pour les uns et d’hygiène pour les autres)
- sur le voile des sœurs pendant le culte
- sur le remariage après divorce
- sur le choix de certains cantiques et formes musicales
- sur la priorité à l’évangélisation ou à l’édification
Il est important de ne pas minimiser l’existence de ces différences, car elles nous contraignent personnellement à sonder les Écritures pour y trouver le principe biblique à respecter qui s’y rattache.
Paul nous donne la conduite à tenir dans ce cas.
14.5 « Que chacun ait en son esprit une pleine conviction Ne nous jugeons donc plus les uns les autres, mais pensez plutôt à ne rien faire qui soit pour votre frère une pierre d’achoppement ou une occasion de chute. … Car le royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint-Esprit. Celui qui sert Dieu de cette manière est agréable à Dieu et approuvé des hommes. Ainsi donc, recherchons ce qui contribue à la paix et à l’édification commune. »
15.2 que chacun de nous plaise au prochain pour ce qui est bien en vue de l’édification commune.
1 Car Christ n’a pas cherché ce qui lui plaisait.

Il a accepté une mort injuste.

Voici encore la recommandation de Paul aux Éphésiens :

Ép 4.1-3 « Je vous exhorte moi,... à marcher d’une manière digne de la vocation qui vous a été adressée, en toute humilité et douceur, avec patience, vous supportant les uns les autres avec amour...
Vous efforçant de conserver l’unité de l’Esprit par le lien de la paix.
On pourrait l’exprimer ainsi: vous efforçant de conserver l’unité en gérant paisiblement vos différends dans l’Esprit du Seigneur
Le Psaume 12, nous montre les conséquences du manque de communion.
Le Psaume 15, nous montre les résultats de la véritable communion.

4-La communion fraternelle est un temoignage pour le monde


Ce qui attire des non-croyants à Christ.
Conclusion
Persévérons dans la communion fraternelle de l’Église locale car elle est indispensable à notre édification dans l’Amour.
Recherchons-la, conservons-la. Investissons-nous dans l’Église,
Croyons qu’envers et malgré tout Dieu y édifie chacun de ses enfants pour que nous soyons un dans la communion, comme le Père et le Fils sont un.
Dans l’Église le principe suivant s’exerce :
Je dois pratiquer l’amour qui se donne parce que Christ m’a sauvé. Et je suis également au bénéfice de l’amour pratique de mes frères et sœurs en Christ.